| Les meilleures compagnes des légumes d’automne sont les asters, les chrysanthèmes, les clématites, les heuchères, les pervenches, les bruyères, les graminées les violettes et les pensées. Taillez les plantes non rustiques pour les préparer à l’hivernage. Protégez les bulbeuses peu rustiques (Zantedeschias) avec un épais manteau de paille, isolé de l’humidité par un film plastique. |
Au milieu du mois, achever de rentrer ce qui reste de verveines et d’héliotropes dans le parterre. Conservez les annuelles à longue floraison (cosmos, capucine, souci). Installez, les vivaces à floraison printanière (céraistes, ibéris, aubriètes, phlox nain, oeillets) achetées récemment ou semées cet été, en choisissant les espèces adaptées au sol (sec, humide, drainé ou pas en hiver). Transplantez et divisez celles qui sont défleuries. Remplacez ainsi petit à petit les annuelles fatiguées en aérant la terre tout en apportant du compost ou un engrais organique. Ajoutez pensées, violas déjà en fleurs et éventuellement minicyclamens au pied des arbustes en situation abritée. Divisez les vivaces âgées qui ne fleurissent plus. Ne vous hâtez pas de supprimer les fleurs fanées des vivaces : leurs graines font encore les délices de nombre d’oiseaux. Ainsi, les chardonnerets aiment visiter les chardons bien sûr, mais aussi les rudbéckias dont ils raffolent, les aulnes et les bouleaux, dont ils pillent les chatons. Attendez qu’il n’y ait plus de graines pour rabattre les plantes disgracieuses. Apportez du compost dans le sol. Par temps doux, éliminer les mauvaises herbes notamment dans les rocailles, c’est autant de gagné pour le printemps. Placez des gravillons sous les sujets rampants. Repiquez en pépinière les plantes bisannuelles d’ornement de pleine terre élevées de semis. Les bulbes qui ont été stockés au printemps et ceux commandés en septembre seront plantés quand la terre sera aisée à travailler : tulipes, narcisses, jacinthes, scilles, ail d’ornement, lis, perce neige et crocus. Vous couvrirez les bulbes fragiles qui devront fleurir au printemps (nérines, crinums, amaryllis belladona) avec du compost, des aiguilles de pin ou de fougères. Installez- les parmi les vivaces ou entourez-les de plants de myosotis pour mieux les repérer et leur offrir un écrin vaporeux au printemps. Si vous n’avez pas encore déterrés les dahlias, les glaïeuls, les cannas et autres bulbes qui craignent le froid, il est temps d’agir. Conservez les tubercules au sec et hors gel dans un endroit sombre et aéré. Les bulbes de jacinthes qui devront fleurir à Noël, seront posés sur des verres et entreposés à la cave dans l’obscurité et la fraîcheur. Ranger les jardinières de géraniums, de bégonias, de fuchsias et faites-les hiverner à la cave. Sinon, si vous ne pouvez pas les garder une année sur l’autre, jetez-les au compost s’ils ne présentent pas de maladie, récupérez la terre et lavez-les jardinières à l’eau de javel. Retirez vos annuelles des parterres et plates-bandes et ajouter les débris sur votre compost. Rabattez sévèrement vos vivaces comme les phlox ou les delphiniums. Coupez avec discernement les fleurs tardives qui sont encore en pleine végétation.
Epargnez certaines plantes comme les graminées dont la structure reste décorative tout l’hiver jusqu’au printemps. En revanche, enlevez les feuilles sèches des persistantes à l’aide d’une paire de ciseaux. Rassemblez les chaumes des graminées frileuses, comme l’herbe des pampas, pour protéger le cœur de l’humidité hivernale. Supprimez les inflorescences et plumets dégarnis, en les coupant au plus près de la souche, mais conservez le feuillage que vous couperez en mars. Prélevez les inflorescences destinées au bouquet sec juste avant leur complet épanouissement pour les conserver plus longtemps.
Préparez vos potées par des compositions d’hiver et de printemps pensées, chou d’ornement, pâquerettes etc… Vous pouvez également planter dans vos bacs à présent libérés, des végétaux persistants, seuls ou en groupe. Ils passeront l’hiver et seront replantés en pleine terre au printemps à moins que vous ne décidiez de les garder en pots et de les laisser grandir. Comme ils n’auront pas vraiment la possibilité de se développer, ces persistants se contenteront de contenants assez petits. Faites des associations de poirées, moutarde pourpre, persil, sauge, endives choux avec des pensées et des violettes, des campanules, des primevères, des tulipes et autres bulbes de printemps. Protégez les plantes frileuses telles que gunnéras, kniphofias et bananier. Hissez les couleurs en accrochant aux façades des corbeilles fleuries de mini-cyclamens et profitez-en tout l’hiver grâce à leur longue floraison. Semez en caissettes les plantes vivaces telles que les ancolies, les primevères asiatiques, les hellébores ou les gentianes ; le froid permettra la germination au printemps. Les feuilles mortes constituent une appréciable source d’humus, mais s’avèrent également étouffantes. C’est pourquoi, elles sont proscrites d’office sur le gazon. Sur les plates-bandes et les bulbes qui craignent l’humidité, il faut en user avec circonspection car ils risqueraient de pourrir. Par contre on peut les laisser sur des plantes vigoureuses, dont les yeux apparaissent sous terre comme les pivoines, les vivaces nouvellement plantés et les légumes. Ecartez-les au râteau des plantes de petite taille et des persistantes ainsi que de toutes celles qui fleurissent en hiver. Si elles sèchent, elles protègent du froid mais mouillées, elles favorisent les pourritures. Sachez qu’elles offrent un refuge idéal aux limaces et aux rongeurs et un précieux abri pour de nombreux insectes utiles au jardin, comme les coccinelles ou les syrphes. |