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Décoration d'automne

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Potager de novembre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Carmellia   
courgette d'un jardin bio

Buttez les derniers céleris. Semer en pleine terre les mâches comme salade d’hiver. Semez vers la fin du mois, au pied des murs à l’exposition du midi, des pois précoces, des carottes « Nanco » et des fèves. Vous pouvez également semer le cresson de terre comme un radis que vous récolterez à la fin de l’hiver. S’il reste des tomates vertes, faites-les mûrir au chaud dans la maison ou suspendez les pieds entiers la tête en bas dans une cave. Repiquez les laitues d’hiver, les choux de printemps semés fin septembre (« Précoce de Louviers », « Cœur de bœuf »). Rentrez vos oignons. Procédez toujours par temps sec et après maturité. Après leur arrachage, laissez les bulbes deux à trois jours sur le sol. Ainsi ils achèveront leur maturation. Puis rentrez-les au sec. Manipulez-les avec délicatesse. La moindre blessure entraverait une bonne conservation. Veillez à les trier avec soin, afin de dissocier ceux qui pourront être conservés et ceux qui devront être consommés le plus rapidement possible. Arrachez les carottes, les chicorées, les scaroles, les cardons et le céleri qu’on rentre à l’abri des gelées. Buttez les artichauts : coupez les tiges ayant produit et rabattez les plus grandes feuilles. Réalisez une butte de terre autour du pied et tenir la litière prête entre les lignes pour les couvrir immédiatement en cas de gelée subite. On peut éventuellement les couvrir avec un voile d’hivernage. Surveillez : il est important de les préserver de l’humidité. Pensez également à butter les

A l’automne vient le moment de débutter les asperges  à l’aide d’un croc, en prenant soin de bien étaler la terre. C’est alors qu’on épand une fumure à base de compost et qu’on coupe les vieilles tiges au-dessus du sol. Eclaircir les semis d’épinards, de salades et de mâche. Placez des tunnels pour favoriser leur croissance. Pensez à les aérer aux meilleures heures de la journée. Plantez l’ail rose et blanc dans un terrain très bien drainé et sain (terre légère et sablonneuse uniquement) qui a été fumé l’année précédente. Choisissez les variétés « Rouge de Lautrec », « Cristo », « Fructidor ». Plantez aussi l’échalote « Griselle » ou « Germor ». La plantation des aulx et des échalotes est à proscrire en terre lourde car les caïeux ne résistent pas à l’humidité persistante. Plantez à l’abri les laitues pommées de printemps et les « Romaines » ; pour cela, munissez-vous de plants élevés sous châssis froids en octobre. Liez les cardons, les céleris-branches et la chicorée au fur et à mesure de vos besoins et récoltes.

Rentrez dans la cave et le cellier une partie des derniers artichauts, céleris et choux-fleurs. Les légumes-racines conservés en place devront être protégés du froid pour pouvoir continuer de les récolter au fur et à mesure. Protégez les plantes aromatiques fragiles (estragon, verveine, citronnelle, thym) du froid et de l’humidité. Plantez celles que vous préférez sauf les annuelles. Votre persil ou cerfeuil par exemple n’aiment pas l’arrivée du froid. Cependant vous pouvez les maintenir un peu plus longtemps en vie en plaçant une cloche dessus. Prolongez la récolte des légumes-feuilles comme les épinards, l’oseille et les fines herbes en protégeant quelques pieds sous cloche ou abri plastique. Afin de pouvoir récolter les poireaux tout au long de l’hiver même s’il gèle et neige, placez un lit de feuilles mortes entre les rangs qui mettra la culture à l’abri des pluies et du gel, tout en gardant une terre meuble pour faciliter l’arrachage et limiter aussi le développement des herbes indésirables. Commencez par un buttage pour décroûter la terre à leur pied, les poireaux préférant une terre ameublie et bien drainée. Ensuite répandez un compost bien décomposé pour enrichir la terre en éléments nutritifs dont le poireau est gourmand et disposez un paillage.

Ne jamais pailler un sol gelé car vous placeriez la terre à l’abri du dégel ! Les poireaux d’automne sont souvent victimes de l’attaque du ver pour peu que le temps soit doux. Coupez les feuilles pour éliminer les vers. Eventuellement, pulvérisez un insecticide biologique à base de roténone et de bactospéine. Mais sachez qu’un environnement riche en oiseaux et en chauves-souris permet de réguler la population de ces prédateurs. Pour le bien-être de vos poireaux, pensez à favoriser leur présence au jardin tout l’hiver. Récoltez les racines d’endives et de pissenlit (barbe de Capucin) et préparez-les avant de les placer en silo et de les forcer en cave. Pour la culture des endives (« Witloof »), coupez les feuilles à trois centimètres du collet puis laissez-les sécher quelques jours. Placez-les ensuite en jauge au fond d’une tranchée en laissant les collets à découvert pendant une quinzaine de jours. Recouvrez ensuite de 15 cm de terre et d’un lit de paille recouvert de tôles ou de planches. Récoltez les cucurbitacées décoratives (coloquintes) et toutes celles destinées à la cuisine (potiron, potimarron, courge de Siam). Pour les conserver, placez-les sur des claies ou des étagères dans un local sec et frais.

La récolte des légumes commencée en octobre se poursuit et s’achève. Il faut à présent bêcher grossièrement les plates bandes libérées afin que le gel puisse bien pénétrer dans la terre ; profitez encore des journées clémentes. Laissez les planches nouvellement retournées en l’état de grosses mottes.  Les vagues successives de gel et dégel se chargeront de les briser en leur donnant la structure idéale. Cependant, si votre terre est très meuble, il est inutile de la travailler en automne. Epandez  un engrais de fond organique sur les parcelles vides.  Il peut être d’origine végétale, animale ou minérale à diffusion lente (farine d’arêtes de poissons, poudre d’os, carbonate de calcium, calcaire dolomitique) à acheter dans les jardineries  qui proposent des préparations biologiques. Apportez de la chaux ou du sable grossier pour amender les sols lourds.  Vous compléterez ensuite ce travail par un léger bêchage au printemps, plus superficiel afin d’émietter et de lisser le sol. Cette technique est particulièrement importante et à respecter pour les terrains lourds et argileux. Seules les terres sablonneuses et légères peuvent être labourées en fin d’hiver ou au début du printemps. Vous pouvez également semer un engrais vert  d’une variété rustique comme la fève, la moutarde, la vesce, l’avoine, le colza ou le seigle qu’on laissera se développer tout l’hiver avant de l’enterrer dans la couche superficielle du sol au début du printemps prochain. Ces plantes contribuent à améliorer la structure du sol en fixant l’azote et à l’aérer.  Elles protègent la terre d’un tassement provoqué par de fortes pluies et fourniront pour toute la période « gîte et couvert »  aux espèces de pucerons, psylles dont se nourrissent les animaux auxiliaires qui viendront prendre leur quartier d’hiver dans votre jardin. Videz votre composteur ou déplacer votre tas de compost. Brûler si possible les pieds de vos choux.

 Novembre est le mois du nettoyage d’automne au jardin.  Le jardin ne doit pas entrer dans le sommeil de l’hiver en désordre et en manque de soin. Pour optimiser la conservation des légumes, veiller à sélectionner ceux qui sont sains, présentant toutes les garanties de stockage et bien secs pour éviter tout risque de pourriture. Pensez à éliminer le surplus de terre, tout en coupant le feuillage, en prenant soin d’en laisser au moins 1 cm à la base des racines. Pour une conservation en silo, épandez une couche de sable au fond et placez les racines une par une, en rang d’oignon  à 3 cm d’intervalle. Couvrez avec du sable et procédez de la même manière pour tous les légumes dont vous pouvez mélanger les variétés. Surveillez vos légumes d’hiver entreposées à la cave ou à l’extérieur : veillez à une aération suffisante. Organisez la rotation des cultures sur trois années pour éviter la propagation de maladies.

Entreposez vos outils dans votre abri de jardin, ou à la cave après les avoir préalablement bien nettoyés. Passez les manches en bois au papier de verre puis à la paraffine. Affûter les lames à la lime pour qu’ils soient plus tranchants. Entreposez vos outils dans un lieu sec, si possible suspendus à un râtelier de façon à ce qu’ils ne reposent pas sur leur fer. C’est surtout la jonction entre le manche (en bois) et le fer (en métal) qui souffre de l’humidité. Une astuce : vous pouvez planter les outils dans un bac rempli de sable auquel on aura ajouté de l’huile de vidange : le sable les protégera de la rouille. Si vous travaillez avec des outils de petite taille, tel que plantoir, couteau, sécateur et sarcloir à main, entreposez-les dans une petite caisse en bois. Nettoyez les tuteurs et échalas à tomates avec une solution d’eau additionnée de cuivre et rangez-les dans un endroit sec.

 
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