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LE PUCERON : familier et redoutable reproducteur Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Carmellia   

pucerons C’est sans doute l’ennemi numéro un du jardinier. Ils s’attaquent aussi bien aux grandes cultures, qu’aux légumes du potager, aux fleurs, aux arbres d’agrément et aux fruitiers. Certaines plantes peuvent très bien les supporter. Hélas leur rapidité de reproduction est telle que des colonies entières connaissent une croissance exponentielle et envahissent très rapidement vos cultures. Ces insectes vivent en colonies sur les plantes et se nourrissent de sève qui est riche en matière sucrée et injectent des substances toxiques dans les plantes.

Après avoir été fécondée, la femelle donnera naissance à une multitude d’œufs, particulièrement résistants qui passeront l’hiver sans aucun souci. Les œufs écloront dès les premiers rayons de soleil, donneront des nymphes qui peu à peu grandiront pour devenir des adultes qui à cette saison ne sont composées pratiquement due de femelles. Ces femelles donneront très vite naissance à une immense quantité de nouveaux petits pucerons. Dix jours après leur naissance, une nouvelle génération voit le jour et ce même rythme de reproduction continue tout au long de l’été.

Il en existe de nombreuses variétés de couleur jaune, rouge, verte, rose, noir ou brune. Chacune d’entre elles possède une ou plusieurs espèces de prédilection. Les capucines et les clématites sont couvertes de pucerons noirs alors que les lauriers roses sont colonisés par des pucerons jaunes. Les rosiers sont les préférés des pucerons verts. Ils se reconnaissent à leur corps rebondi, aux pattes et aux antennes longues et fines et aux appendices qui se trouvent à l’extrémité de leur corps appelés cornicules.

En grand nombre ils s’attaquent indifféremment à toutes sortes de plantes : haricots, fèves, salades, pois, rosiers, vigne, pommiers, pêchers etc… Ils ralentissent la croissance de la plante, flétrissent les feuilles, déforment les bourgeons, dessèchent les branches etc. Ils rejettent le suc excédentaire de la sève qui forme une couche gluante sur les feuilles de la plante, ce qui attire d’autres parasites. Ils peuvent en outre transmettre aux plantes par leurs piqûres des maladies à virus incurables.

Pour endiguer une prolifération incontrôlable, il fait agir tôt dans la saison. Nos grands-mères savaient faire. Elles les écrasaient tous les matins sur les jeunes boutons de rosiers avec les doigts. Elles utilisaient de l’eau chaude auquel elles ajoutaient du savoir noir, de l’huile et quelques gouttes d’alcool et nettoyaient les plantes avec un gant de toilette. Cette méthode est préconisée pour les fleurs, les rosiers en particulier et est à éviter pour les fruits et les légumes qui vont bientôt être récoltés, bien que le savon ne soit pas du poison. On les pulvérisera quotidiennement à l’eau chaude mélangée avec de l’huile qui les asphixie et les empêche de s’agripper sur leur support.

Les plantes cultivées avec des méthodes biologiques sont moins sujettes aux attaques de pucerons.

Le purin d’ortie fermenté ou de fougère a un effet répulsif mais son effet ne dure que peu de temps. Répétez l’opération régulièrement. Prenez un kilo d’ortie ou de fougère que vous hacherez grossièrement et macérerez dans dix litres d’eau de pluie de préférence pendant une semaine. Couvrir le récipient et remuer tous les 2 jours. Après une semaine, vous pouvez filtrer la solution obtenue que vous diluerez à raison d’une une mesure de purin pour dix mesures d’eau. Le persil et le sureau sont des plantes que les pucerons n’apprécient guère. Planter quelques pieds de persil entre les plants les plus sensibles aux pucerons ; déposez des feuilles ou des branches feuillues de sureau à leur pied.

La coccinelle dévore les pucerons et se place comme une alliée incontestable du jardinier. Si le jardinier n’utilise pas de produit de synthèse, elles viennent naturellement dans son jardin mais souvent pas en quantité suffisante. Elle est élevée et commercialisée sous forme de larve. En été, utilisez les larves de chrysopes . Les bébés coccinelle sont encore plus voraces que leurs parents. L’inconvénient est qu’elle n’a pas de territoire et risque de s’envoler chez le voisin. Il ne faut jamais utilisée des traitements chimiques qui tuent les coccinelles.

Une autre solution économique pour élever des coccinelles consiste à semer du cerfeuil à côté de la rhubarbe. Les premiers pucerons qui apparaissent sur la rhubarbe sont vite dévorées par les coccinelles qui vont pondre dans le cerfeuil. Vous fabriquez ainsi une réserve de larves dévoreuses de pucerons.

Vous pouvez également faire macérer du tabac en faisant tremper un paquet de tabac gris dans dix litres d’eau pendant dix jours : répétez le traitement plusieurs fois.

Au potager, en règle générale les pucerons ne s’acharnent que sur un ou deux plants de haricots en début de rangée. Si vous acceptez qu’un jardiner biologique doit accepter des pertes, surtout n’arrachez pas les plants : laissez-les car les pucerons vont se contenter de ce plant et n’iront pas en coloniser un autre.

Qui dit pucerons dit présence de fourmis. Elles travaillent sans relâche par colonies entières sur vos arbres, vos rosiers et ont la fâcheuse habitude d’élever des pucerons pour se nourrir du miellat qu’ils sécrètent.

Préventivement, vous pouvez apposer sur le tronc de vos rosiers tige ou vos arbres fruitiers des bandes de glu qu’on trouve dans le commerce, dès la fin de l’hiver. Elles forment une réelle barrière aux fourmis. Renouvelez l’opération plusieurs fois.

Pour le potager, la présence de la menthe, de l’œillet d’Inde ou de l’ail aux odeurs fortes ont une action répulsive. L’eau de javel et le citron les fait fuir également. Vous pouvez épandre autour de vos plantes des feuillages à odeur forte et répulsive comme la tanaisie, l’absinthe, le sureau, l’origan ou le noyer.

 
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