 Ouvrez les trous de plantation quand l’état du sol le permet et s’il fait beau. Vous aurez une longueur d’avance. Plantez en fin de mois les rosiers en mottes préemballés et conteneurs. Méfiez-vous des spécimens à racines nues. J’ai été trop souvent déçue par des rosiers qui n’ont montré aucune reprise. Je les avais pourtant planté des conditions optimales ! J’ai finalement appris qu’il est difficile de savoir si une plante à racines nues est en repos total, c’est-à-dire si son feuillage est tombé naturellement. Il arrive qu’on les débarrasse des feuilles alors qu’elles sont en pleine végétation ! Ces rosiers ont subi un stress énorme, leurs racines peuvent avoir souffert d’une trop longue période à l’air libre. J’ai fait l’expérience à plusieurs reprises avec des plantes achetées par correspondance à des enseignes connues et désormais, je ne choisis plus que des sujets en conteneurs même s’ils portent encore des feuilles et des fleurs.
Ne pas plantez en période de gel ou si la terre est trop mouillée. Choisir un emplacement ensoleillé, abrité du vent, aéré mais pas trop humide. Evitez les emplacements plein nord ou sud. Creusez un trou suffisamment large et profond et ameublissez la terre sur 30 cm de profondeur. Faire un apport de compost, fumier ou engrais biologique si le sol est trop calcaire, trop lourd ou argileux. Veillez à ne pas mettre les racines en contact avec le fumier ou l’engrais. Placez le point de greffe au niveau du terrain. Faites couler la terre fine. Achevez de combler le trou. Tassez le sol au pied du rosier et arrosez copieusement dans la cuvette ainsi formée pour que la terre adhère bien aux racines. Les tiges des rosiers nains et polyanthas ne doivent pas dépasser 10 cm et les grimpants 40 cm. Sinon, taillez. Une semaine après la plantation, buttez les rosiers pour protéger le point de greffe avec de la tourbe ou de la terre sableuse. Enfoncer un tuteur planté du côté opposé aux vents dominants pour les rosiers tiges. Le haut du tuteur doit se situer juste au-dessous de la tête du rosier. Taillez de moitié les rosiers à grandes fleurs et polyanthas pour former des plantes à la silhouette régulière et supprimez toutes les fleurs fanées ou non. Conservez de cinq à sept branches et taillez au-dessus d’un œil dirigé vers l’extérieur. Eliminez le bois mort, de couleur brune ou grise, les rameaux malades, endommagés ou faibles ainsi que les drageons et les gourmands. Supprimez les branches mal dirigées, qui se croisent et les rameaux grêles qui ne donneront jamais beaucoup de fleurs. Bouturez ceux « à bois dormant ». Ramassez et brûler les feuilles tombées à terre. Faites un traitement à la prêle. Taillez en climat doux, les rosiers buisson, grimpants, paysage et polyanthas. Béquillez la terre et incorporez du fumier décomposé. Protéger le point de greffe avec des branches de sapin ou une petite butte de terre. Enveloppez le tronc des rosiers-tiges avec un manchon de paille et emballez les rameaux avec un voile d’hivernage. Prélevez des boutures d’hiver. Enterrez-les au pied d’un mur ou sous-châssis. |